La pratique du zen

« Celui qui s’entraîne à oublier le moi et le mien, devient intime avec l’esprit d’éveil. Car c’est le moi qui est la cause de nos illusions et de nos souffrances, la source de l’ignorance. »

Maître Dogen

La pratique du zen permet de découvrir – à travers la méditation assise – qu’il existe un mode d’être apaisé et serein qui ne dépend pas des conditions extérieures, et nous amène à questionner les habitudes, les points de vue et les aspirations qui conditionnent ordinairement notre présence au monde.

Un peu d’Histoire…

Le zen Sôtô est l’une des principales écoles du bouddhisme japonais. Implanté en France et en Europe par maître Taisen Deshimaru dans la seconde moitié du XXe siècle, il a derrière lui une longue histoire dont les origines remontent à l’Inde ancienne.
Tous les enseignements du bouddhisme trouvent leur source dans l’Éveil du Bouddha, il y a près de 2 600 ans, en Inde. Le mot zen est une transcription japonaise du mot chinois chan, qui dérive lui-même du mot sanscrit (indien) dhyana, qu’on peut traduire par «méditation».

En Chine, le chan eut pour fondateur l’illustre moine indien Bodhidharma (VIe siècle) dont la pratique intensive de la méditation au temple de Shaolin servit de modèle pour les générations ultérieures. Héritier direct du chan, le zen Sôtô, fondé au Japon par les maîtres japonais Dôgen (XIIIe siècle) et Keizan (XIVe siècle), accorde une importance primordiale à la méditation assise (zazen) dans la posture même qui était celle du Bouddha au moment de son Éveil.

Les écoles zen insistent sur la nécessité pour chacun d’expérimenter cet Éveil par lui-même, avec son corps et son esprit unifiés.

« Dans notre monde perturbé, pratiquer zazen signifie revenir à la véritable dimension de l’être humain et retrouver l’équilibre fondamental de son existence. »

Taisen Deshimaru